Le projet

« Jeunes en TTTrans »
(Transversalité, Transitions, Transformations)

Mise à jour juin 2019

Le projet « Jeunes en TTTrans » est le premier lauréat du Programme d’Investissements d’Avenir « Projets innovants en faveur de la jeunesse ».

Ce programme est doté de 59 millions d’euros de subventions pour un appel à projets destiné à favoriser, sur un territoire donné, l’émergence de politiques de jeunesse globales et intégrées. Celles-ci doivent permettre de traiter les problématiques des jeunes de façon cohérente en évitant l’écueil d’une juxtaposition d’initiatives sectorielles non coordonnées. Les impacts de ces projets en faveur de la jeunesse devront être rigoureusement évalués pendant leur mise en œuvre et a posteriori. Dans une logique de lutte contre les inégalités et d’égalité des chances, les actions financées bénéficieront de manière prioritaire aux jeunes habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville, des territoires ruraux isolés ou ultra-marins.

Les 16 lauréats du PIA Jeunesse sont aujourd’hui subventionnés pour transformer les politiques de jeunesse et accompagnés par l’ANRU missionnée pour la gestion de l’appel à projets.

Le résumé du projet

Le projet « Jeunes en TTTrans » (transversalité, transitions, transformations) a pour objectif de mettre en œuvre une recherche-action portée par le département des Sciences Humaines et Sociales  de l’École des Hautes Études en Santé Publique (EHESP) et visant au développement de politiques locales de jeunesse intégrées dans trois territoires bretons.

Des territoires mobilisés

  • Les quartiers « politique de la ville » de Kervénanec et de Bois-du-Château à Lorient (Morbihan)
  • Bretagne porte de Loire Communauté (Ille-et-Vilaine)
  • Morlaix Communauté (Finistère)

Les objectifs

Dans une démarche de recherche-action qui associe une équipe d’ingénieurs du département des Sciences Humaines et Sociales de l’EHESP aux différents acteurs de jeunesse – tous secteurs confondus – de trois territoires (professionnels, jeunes, élus et décideurs), il s’agit de faciliter l’approche transversale et réflexive des actions mises en œuvre, de leur gouvernance et de leur pérennisation éventuelle.

La recherche-action vise ainsi à mettre en perspective trois expérimentations parallèles (innovation-mutualisation), d’accompagner des acteurs (communauté d’apprentissage), et de capitaliser des expérimentations (évaluation-communication) afin de produire :

  1. Un changement dans l’action publique s’adressant à la jeunesse ;
  2. Un changement dans les pratiques des acteurs (décideurs et professionnels) ;
  3. Des connaissances et les partager.

Des principes d’actions

La recherche-action fait de la participation des jeunes un axe transversal, en accord avec l’appel à projets. Nous souhaitons ici systématiser la participation des jeunes à tous les stades de prise de décision et de mise en œuvre. Loin d’être fondée sur une seule préoccupation cosmétique, il s’agit pour nous de défendre ce principe comme gage d’une meilleure prise en compte des besoins des jeunes, de leur capacité à jouer un rôle plein et entier de citoyen. De manière plus pragmatique, nous faisons l’hypothèse que cette approche permettra, dans une certaine mesure, d’éviter le non-recours à l’offre d’accompagnement et de prise en charge. Cette approche participative pourra s’étendre par ailleurs, en fonction des actions, aux parents et aux habitants des territoires concernés.

La recherche-action permet de questionner et d’expérimenter une gouvernance mutualisée des enjeux spécifiques à chaque territoire ce qui va faciliter les approches transversales horizontales (différents secteurs : santé, logement, emploi, culture, éducation…) et verticales (différents échelons politiques).

La recherche-action facilitera, par la mise à distance de la démarche de recherche, l’articulation des niveaux politiques et opérationnels : le pilotage du projet par un tiers non impliqué directement dans les territoires, intégrera une certaine neutralité dans l’accompagnement des actions qui pourra faciliter la transversalité et les transformations des pratiques. Ainsi les principes d’action transversaux mobilisés sont :

  • D’associer et d’inviter les jeunes à participer à toutes les étapes de ce projet ;
  • De mettre l’accent sur la simplification des actions et procédures pour innover ;
  • D’évaluer chemin faisant et en suivant une méthode participative ;
  • De lutter contre le non-recours aux droits et aux dispositifs.

Un cadre de référence pour :

  • Aider à la prise de décision ;
  • Cadrer les modalités contractuelles ;
  • Orienter  la mise en œuvre.

Il pose des engagements autour de valeurs partagées comme :

  • Le libre engagement de chaque acteur du projet ;
  • L’agir au service de l’intérêt général et des jeunes en particulier ;
  • La relation de confiance et d’échange construite sur un rapport d’égalité par l’articulation des fonctions (politiques, stratégiques, techniques et scientifiques) sans hiérarchie ;
  • L’émancipation de chaque acteur du projet ;
  • Une volonté de transformation sociale qui implique des changements et des prises de risque potentiels ;

Ce cadre de référence engage les différents partenaires à être en accord avec les façons d’agir mobilisées et portées par « Jeunes en TTTrans » pour la durée totale projet, soit 2016-2020. Chacun est attentif dans l’élaboration de l’action entre autres à :

  • Approcher et prendre en compte globalement les jeunes et leurs besoins ;
  • Créer du commun et investir  le collectif-favoriser les conditions d’un agir libre et d’une discussion à égalité de droits et de garanties ;
  • Formaliser des relations partenariales par des conventions afin d’éviter l’instrumentalisation des acteurs opérationnels ;
  • Innover, prendre des initiatives, expérimenter pour accompagner le développement social local ;
  • Laisser la place au débat, à la discussion et au conflit comme moteurs de transformation ;
  • Développer la pluridisciplinarité et la transversalité ;
  • Ouvrir le projet à l’extérieur par la communication et l’hybridation des domaines de compétences.

Des actions dans les territoires

Les programmes d’actions ont été construits en 2016 par une pluralité d’acteurs jeunesse dans chaque territoire à partir de diagnostics et d’enjeux partagés et adaptés en 2018 à partir des éléments d’évaluation :

  • Consolider et coordonner les réseaux d’acteurs afin de mettre en cohérence et de simplifier les procédures ;
  • Développer l’autonomie et l’émancipation des jeunes par l’accompagnement et la valorisation de leurs engagements à la vie locale ;
  • Développer un développement global s’appuyant sur les motivations et les parcours des jeunes.

Des « maîtres d’ouvrage »

  • Morlaix communauté, la Maison des Jeunes et de la Culture, le Centre PEP Keravel, l’association SeSam PAEJ (Point d’Accueil et d’Écoute Jeunes), le RESAM et l’ULAMIR CPIE;
  • La Ville de Lorient, la Maison Pour Tous (Centre social Kervénanec), la Mission Locale, la Maison de quartier de Bois du Château, l’Université Sociale, SeSam PAEJ et la Ligue de l’Enseignement 56 ;
  • Bretagne Porte de Loire Communauté, Vallons Solidaires et Léo Lagrange ouest.

Calendrier

Phase 1 : diagnostics et programmation janvier 2016 – décembre 2016
Phase 2 : mise en œuvre des actions janvier 2017- décembre 2020

Autres partenaires

  • Les services déconcentrés de l’État;
  • Le Conseil régional de Bretagne;
  • Les Conseils départementaux d’Ille et Vilaine et du Finistère;
  • Les Caisses d’allocations familiales d’Ille et Vilaine, du Finistère et du Morbihan;
  • Des organisations régionales d’acteurs de la jeunesse et  organisations de jeunesse, des représentants du monde économique  au comité de suivi du projet.

Le financement

Budget global du projet pour 5 ans : 3 567 110 €
Le financement attribué au titre du PIA est de 1 783 555€. Le financement de ces actions est possible grâce à la mutualisation des apports financiers (État, Conseil Régional Bretagne, Conseils départementaux 29 et 35, CAF 29, 35 et 56 et les trois collectivités engagées)  et des auto-financements provenant de l’ensemble des partenaires de Jeunes en TTTrans. Cette mutualisation est une garantie pour les maitres d’ouvrage du versement annuel, et ce pendant 4 ans, pour la mise en œuvre de leurs actions sans obligation de résultat. Répartition des différentes parts budgétaires :

Phase 1-2016 :

  • PIA : 54 %
  • Autofinancements  (porteur et collectivités partenaires) : 46 %

Phase 2-2017 à 2020 :

  • PIA : 48 %
  • Autofinancements (porteur et maîtres d’ouvrage) : 32%
  • Co-financements (collectivités partenaires, CR Bretagne, CD 29 et 35, CAF 29, 35 et 56) : 17%
  • Valorisation des partenaires associés : 3 %

Répartition des dépenses :

Les étapes

Phase 1

Nous avons :

  • Mobilisé les acteurs du territoire en s’appuyant sur les organisations collectives déjà existantes (coordination jeunesse…) afin de déterminer la méthodologie à mettre en œuvre pour aboutir à la réalisation d’un diagnostic et à la définition des futurs axes de travail à prioriser qui en a découlé;
  • Réalisé un diagnostic partagé en associant l’ensemble des acteurs (associations, jeunes, institutions, entreprises…) ;
  • Définit des axes de travail prioritaires en vue de la simplification et de l’optimisation des actions existantes et de la programmation d’actions innovantes.

Phase 2

  • Développement des actions de politiques de jeunesse intégrées dans les territoires et évaluation.
  • Adaptation à mi-parcours au regard de l’évaluation
  • Anticipation de la pérennisation et de l’essaimage

Tableau global des actions des 3T _2019_2020

Mise en Œuvre du projet

Inter territoriale :

  • Coordination administrative et financière

Pilotée par l’EHESP et assistée des trois territoires, tous les participants sont responsables du suivi des tâches administratives, mais les principales orientations sont validées par le Comité de Pilotage.

Du point de vue financier, la coordination générale est une garantie pour l’utilisation de l’argent public, en réponse aux objectifs de la convention et du règlement général et financier de l’ANRU et sous la responsabilité juridique et comptable de l’EHESP (Établissement Public Scientifique Culturel et Professionnel)

La mise en commun des co-financements des différentes institutions et échelles territoriales permet de travailler l’évaluation, la gouvernance, le financement commun d’actions, la simplification des procédures, c’est une garantie pour les maitres d’ouvrage du versement annuel,  et ce pendant 4 ans, pour la mise en œuvre des actions programmées à partir de leur estimation du coût de leurs actions. Le travail avec les co-financeurs et les maitres d’ouvrages à une évaluation partagée et chemin faisant permet de réajuster les actions.

Cette coordination et le temps dédié à la mobilisation des financements, au suivi et bilan budgétaire, au suivi et bilan d’activité pris en charge par l’EHESP permet un investissement quasi-total pour les maitres d’ouvrage dans la mise en œuvre des objectifs de leurs actions.

  • Valorisation et communication

Communiquer sur l’évolution du projet avec :

    • Une newsletter et un dépliant annuel présentant l’avancée du projet ;
    • Un site internet et une page Facebook pour présenter la démarche et diffuser les actions des partenaires ;
    • Des communications de presse ;
    • Une communication spécifique dans les 3 territoires pour diffuser auprès de la population ;

Disséminer la méthode et les pratiques développées durant l’expérimentation avec :

    • La participation à et/ou l’organisation de journées d’études et/de colloques ;
    • L’élaboration d’un outil d’essaimage la dernière année ;
    • Des publications et des communications.
  • Transférabilité, pérennisation et essaimage

Une réflexion en termes de pérennisation permet :

    • D’identifier les conditions de pérennisation de la démarche dans les territoires après le départ de l’équipe accompagnatrice de la démarche (chercheurs, instance de gouvernance, financements, etc…);
    • Des propositions en termes d’essaimage de la démarche seront faites auprès des partenaires jeunesses.
  • Formation

Des formations sont organisées au long cours. Les thématiques abordées correspondent aux besoins exprimés :

2016

« Le diagnostic» : en partenariat avec COMPAS pour établir un langage commun avec l’ensemble des partenaires du projet;

« Les politiques intégrées de jeunesse » : pour définir théoriquement et collectivement cet objectif prioritaire de la recherche-action;

« La co-construction» : comment favoriser la participation des jeunes au sein d’un processus de co-construction de politiques de jeunesse ?;

2017

« La participation » : pour comprendre et définir cette notion et impulser des changements dans les pratiques des professionnels;

« L’accompagnement » : pour dresser le portrait de cette démarche polymorphe;

« Interpoles» : questionnement collectif avec l’ensemble des maitres d’ouvrage des 3 territoires;

2018

« Les coopératives éphémères» : en partenariat avec le Collège Coopératif en Bretagne, bilan, perspectives et enjeux de ces démarches pour les politiques jeunesses;

« La coopération au cœur de la recherche action» : accompagnement de l’équipe projet JeTTT par la Trame sur la définition des rôles et attentes croisées de l’équipe projet ;

« L’écriture collective » : en partenariat avec Tribu en filigrane, pour mettre en place la pratique de l’écriture collective.

  • Évaluation

L’évaluation s’inscrit dans la durée de construction du projet. Elle vise à porter un regard :

    • Sur l’ensemble du processus de la construction de la politique intégrée par l’analyse des freins, leviers, ressources humaines et financières mobilisables et mobilisés tout au long du projet.
    • Sur les effets tant sur les politiques publiques et leurs modalités de gouvernance, que sur la transformation des pratiques professionnelles nécessaires ou perçues comme telles pour répondre aux besoins des jeunes, aux mises en réseaux d’acteurs (professionnels, institutionnels, secteurs de politiques publiques) et à l’accompagnement des parcours des jeunes.

Phase 1 (2016) : Mise en œuvre du processus permanent d’évaluation dans les 3 territoires : mobilisation des acteurs (typologie des acteurs présents dans les différentes instances et sur les territoires, secteurs d’origine) ; analyse des comptes rendus des différentes réunions ; développement d’une culture commune, information donnée sur le projet (modalités et auprès de qui ?), inscription des acteurs économiques (à quel moment ?)

Phase 2 (de novembre 2016 à septembre 2020) : évaluation des plans d’actions : nombre et nature des actions envisagées, nombre de jeunes estimés, caractéristiques, quel lien avec les objectifs stratégiques du PIA ?

Premier temps (2017) autour de trois axes : processus global, parcours de jeunes et valeurs ajoutées du projet ;

  • Second temps (2018) : autoévaluation des actions mises en œuvre dans les trois territoires, regards institutionnels et politiques, Jeunes en TTTrans du point de vue des jeunes ;

Troisième temps (2019/2020) :

  • La coordination des acteurs comme modalités de transformation de l’action publique
  • Analyse des postures et pratiques professionnelles
  • Les valeurs ajoutées de jeune en TTTrans.

Démarche de recherche

Par ailleurs, « jeunes en TTTrans » fait également l’objet d’un travail de recherche mené par Céline Martin (ingénieure de recherche, département SHS de l’EHESP) qui interrogera les processus de mise en œuvre du système d’action publique local dans les 3 territoires. L’analyse de la co construction des actions sera mobilisée plus précisément sous l’angle de l’analyse cognitive des politiques publiques ainsi que l’analyse d’Eleonora Banovich sur la construction partenariale qui permettra d’affiner notre proposition au regard des configurations décrites dans les 3 territoires. Le fil conducteur de notre questionnement sera de comprendre  le processus ascendant (bottom up) qui opère ou non au sein des espaces non formels de coordination.

Les éléments d’analyses seront soumis sous forme de synthèse aux référents territoriaux et aux maitres d’ouvrage afin d’une part, de contribuer à la dimension réflexive de ces espaces et d’autres part, d’enrichir la production de connaissance attendue dans ce projet.

La fonction délibérative et l’expertise des acteurs seront au centre de la démarche dans le cadre des ateliers proposés.

Ce travail est articulé avec les travaux de l’évaluation et la mission de recherche comparative menée par Etch Kalala Mabuluki, doctorant à l’Université de Rennes 1 (laboratoire Arènes UMR 6051). Sa thèse de science politique commencée en 2017 est intitulée : « Politiques intégrées de jeunesse. Analyse comparée de l’approche transversale de l’action publique en direction des jeunes en France, Italie et  Finlande » – sous la direction de Patricia Loncle-Moriceau et d’Alain Vulbeau – contrat doctoral dans le cadre de l’évaluation de l’action « Projets innovants en faveur de la jeunesse » du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA) financé par l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) et la Direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA).

L’articulation des réflexions et travaux scientifiques se déroule dans le cadre du Groupe recherche. Les résultats de cette démarche de recherche seront régulièrement partagés et articulés à des temps d’accompagnement à la réflexion dans chaque territoire.

La gouvernance inter territoriale et territoriale

L’organisation de la gouvernance sera expérimentée, évaluée et adaptée aux besoins de la phase de mise œuvre de la recherche action.

ICI-le quatrième schéma de gouvernance issu de cette adaptation permanente.

Gouvernance inter territoriale

L’équipe projet :

Elle assure le pilotage, le suivi et la coordination pour atteindre les objectifs du projet. Elle permet d’articuler les différentes échelles en associant et en réunissant des représentants de chaque territoire, ainsi que diverses fonctions et compétences. Elle est composée d’une :

  • Direction du projet : Karinne GUILLOUX-LAFONT, membre du Département Sciences Humaines et Sociales de l’EHESP, initie et pilote à temps plein les activités de la recherche-action sur l’ensemble de ses volets et de ses étapes ; mobilise et dirige les partenariats correspondant à ces activités ; dirige l’équipe projet ;
  • Coordination recherche : Céline MARTIN membre du Département Sciences Humaines et Sociales de l’EHESP, met en œuvre à mi-temps, la dimension scientifique de la recherche-action ; anime le groupe recherche ; est membre du comité scientifique, du comité de pilotage, du comité de suivi;
  • Coordination des activités de transfert : Valérie HAMDI, membre du Département Sciences Humaines et Sociales de l’EHESP, anime et coordonne à temps plein les activités de transfert en assurant la valorisation et la communication des actions, en partageant les expertises par la formation. Elle développe les partenariats afin d’impulser des démarches participatives et d’ouvrir le projet à l’extérieur ;
  • Coordination de la mise en œuvre : Stéphanie GUILLEMARD, membre du Département Sciences Humaines et Sociales de l’EHESP,  anime et coordonne à temps plein les activités du projet en organisant les modalités d’échange et de travail entre les différents acteurs du projet. Elle assure et coordonne le suivi administratif et financier du projet. En sont également membres les :
  • Référents territoriaux: afin d’administrer les actions au quotidien, de coordonner le projet dans les territoires et de développer les mises en œuvre concrètes, les référents sont chargés du suivi des actions territoriales et contribuent à la mutualisation des expériences. Ils sont associés aux réunions de travail de l’équipe projet, pour :
  • Morlaix Communauté : Soaz LE ROUX est coordinatrice jeunesse, titulaire d’un D.E.S.J.E.P.S (Diplôme d’Etat Supérieur de la Jeunesse, de l’Education Populaire, et du Sport), elle assure la mise en œuvre et le suivi de la politique de jeunesse de Morlaix communauté ;
  • Bretagne Porte de Loire Communauté : Franck RUBAUD est chef du projet jeunesse, diplômé du master 2 « Jeunesse : politiques et prises en charge » et Matthieu RAULT, chargé de mission JeTTT, diplômé du master 2 « Jeunesse : politiques et prises en charge » ;
  • Ville de Lorient : Adélaïde BOEREZ est responsable de la mission Jeunesse, diplômée du « Master Sciences Humaines et Sociales, spécialité Métiers de la Culture » de Lille 3 et Chloé BOBINEAU, assistante de gestion du projet JeTTT et coordinatrice des actions Jeunesses, titulaire d’un BPJEPS Animation Sociale.
  • Évaluatrice : Laurence DAVOUST-LAMOUR, Docteur en sociologie, Socioscope, Université Bretagne Sud. Elle travaille en étroite collaboration avec Jean-Baptiste COMBES sur le volet « calcul des coûts évités ». Sa mission l’amène à travailler avec l’équipe projet, les instances de gouvernance du projet mais aussi les opérateurs et bénéficiaires des actions.

Le comité de pilotage :

Il se réunit deux fois par an pour valider les priorités annuelles et le budget prévisionnel au regard de l’évaluation, du bilan de l’exercice à clôturer et celui des actions engagées. Il est composé :

  • Des représentants des trois territoires engagés ;
  • D’un représentant de l’EHESP (porteur du projet pour l’ANRU) ;
  • De représentants de chaque co-financeurs ;
  • De la direction du projet (animation du comité) ;
  • De l’évaluatrice et de l’ingénieure de recherche (observation et contribution).

Membres invités au comité de pilotage : EHESP, Morlaix Communauté, Bretagne porte de Loire Communauté, Ville de Lorient, Préfecture de Région, DRJSCS, SGAR, Conseil Régional, CAF 29, CAF 35, CAF 59, Conseil Départemental 29, Conseil Départemental 35.

Le comité de suivi :

Il est consulté une fois par an pour réagir à l’actualité du projet et la mettre en perspective avec celle des membres de ce comité. Il réunit différentes organisations régionales actrices des politiques de jeunesse.

Membres invités au comité de suivi: CESER, Collège coopératif de Bretagne, CRAJEP, MRJC, CRIJ Bretagne, URHAJ, Askoria, Auberges de Jeunesse, Réso Ville, CCB, CRJ, ARML, INJEP, IREPS, Sesam, CCI, Fondation Yao, Pépites, EPA, Conseil de développement, CRESS, JTM.

Le comité scientifique :

Il se réunit une fois par an. Ses avis sont transmis au comité de pilotage et au comité de suivi. Il est composé de chercheurs et d’experts des questions développées dans le projet. Il accompagne l’équipe projet et le groupe recherche, il enrichie l’approche réflexive de la recherche action. Il peut contribuer à la valorisation du projet. Il met en perspective le projet avec les expérimentations et les projets scientifiques à l’échelle nationale et internationale.

Membres invités :  Lasse SIURALA (en retraite, a été chargé de la politique jeunesse de la ville d’Helsinki et directeur de la jeunesse et des sports au conseil de l’Europe), Howard WILLIAMSON (professeur en politiques de jeunesse européennes à l’université de South Wales), Antoine DULIN (membre du conseil économique social et environnemental), Jean-Claude RICHEZ (en retraire, a été à la direction de la recherche de l’INJEP), Mireille MASSOT (en retraite, a été élue en charge des questions sociales et de jeunesse, première vice-présidente, au Conseil départemental d’Ille-et-Vilaine), Jean-Luc MASSON (en retraite de la fonction publique territoriale, ancien Directeur de la cohésion sociale et politique de la ville de Rennes métropole, co-président de l’Association Rennaise des Centres sociaux, membre du CA de l’association Prisme) et Etch Kalala Mabuluki (doctorant à l’Université de Rennes 1, laboratoire Arènes UMR 6051. Faisant une thèse de science politique intitulée : « Politiques intégrées de jeunesse. Analyse comparée de l’approche transversale de l’action publique en direction des jeunes en France, Italie et  Finlande »).

Gouvernance territoriale : 

Les pôles locaux de coopération et les « CoLoc » ou espaces maitres d’ouvrage

Leurs objectifs sont, dans les 3 territoires, d’organiser la mise en œuvre du plan d’action, de faire coopérer les acteurs de la jeunesse entre eux, d’imaginer de nouvelles formes de gouvernance pour donner une place aux jeunes et pour mettre en œuvre localement la logique de politique transversale.

Ces 3 espaces de coopération expérimentés, sont à inscrire durablement dans les territoires. Ils sont coordonnés et animés par les référents territoriaux du projet.

Ils se réunissent plusieurs fois par an en fonction des besoins des actions et acteurs. Ils regroupent les partenaires maitres d’ouvrage et les structures associées au projet.

Une rencontre annuelle « interpoles » permet de faciliter la mutualisation des expériences entre les territoires.

16 partenaires sont engagés avec l’EHESP pour la mise en œuvre des plans d’actions dans les territoires :

  • A Morlaix communauté, la « CoLoc » est composée de : Morlaix communauté, la Maison des Jeunes et de la Culture, le Centre PEP Keravel, l’Association SeSAM PAEJ (Point d’Accueil et d’Ecoute Jeunes), la Mission Locale du pays de Morlaix, le RESAM (Réseau des Associations du pays de Morlaix), le Centre social Carré d’As, l’ULAMIR, la CAF, le CDAS, Ti an Oll et l’EHESP.
  • A Lorient, l’espace des maitres d’ouvrage regroupe : la Maison Pour Tous (Centre social Kervénanec), la Mission Locale Réseau pour l’Emploi Pays de Lorient, la Maison de quartier de Bois du Château et Université Sociale, la Ligue de l’enseignement 56, l’Association SeSAM PAEJ (Point d’Accueil et d’Écoute Jeunes) et l’EHESP.
  • A Bretagne porte de Loire Communauté, la « CoLoc » est composée de : Vallons Solidaires, Léo Lagrange Ouest, Bretagne porte de Loire Communauté (services : jeunesse, multimédia, sport, culture, information jeunesse) et l’EHESP.

De nombreuses structures se sont associées à la démarche de co-construction et contribuent à développer une approche transversale des politiques de jeunesse dans les territoires.

Les groupes interinstitutionnels

Ils sont dans les 3 territoires composés des représentants locaux des différentes institutions en lien avec la jeunesse (l’Etat, le Conseil Régional, le Conseil Départemental, la CAF, Pôle Emploi, l’ARS, les Collectivités Locales) et se réunissent une fois par an. Leur objectif est de mettre en place localement des groupes de réflexion transversaux et hybrides autours des questions de jeunesse.